Berta ist nicht gestorben, sie hat sich vervielfacht

BertaCaceres

Berta Cáceres, eine der wichtigsten Menschenrechts-und Umweltaktivisten in Honduras, wird vermisst, aber niemals vergessen werden…

Ich war im Herbst 2014 bis anfangs 2015 während etwas mehr als fünf Monaten für Peace Watch Switzerland als Menschenrechtsbeobachter im Einsatz in Honduras und habe in dieser Zeit regelmässig auf diesem Blog von meinen Erfahrungen berichtet. Obwohl ich nun bereits seit einem Jahr zurück in der Schweiz bin, verfolge ich nach wie vor ein wenig, was in Honduras vor sich geht.

Am 3. März erhielt ich die traurige Nachricht, dass Berta Cáceres, eine der wichtigsten und bekanntesten Persönlichkeiten der Menschenrechts- und Umweltschutzbewegung in Honduras Opfer eines grausamen Mordanschlags wurde. In der Nacht auf den 3. März sind zwei vermummte Personen in ihr Zuhause eingedrungen, haben sie brutal überwältigt und mit mehreren Schüssen getötet.

Während meinem Einsatz durfte ich Berta persönlich kennenlernen und sie einige Male bei ihrer Arbeit begleiten. Ich war beeindruckt von ihrem unermüdlichen Einsatz für die Rechte ihrer Mitbürger und den Schutz der Umwelt. Sie war eine starke Frau, die trotz allem Elend in Honduras ihr liebliches Lachen, positives Gemüt und die Hoffnung auf ein friedlicheres Leben in ihrer Heimat niemals verloren hatte.

Doch wer war Berta Cáceres? Wieso musste sie sterben?

Berta Cáceres war die Mitgründerin und Anführerin der Organisation COPINH (Consejo Civico de Organisaciones Populares y Indigenas de Honduras), die sich für die Rechte der indigenen Bevölkerung in Honduras einsetzte. Sie gehörte dem Volk der Lenca an, deren Mitglieder seit vielen Generationen vor allem im Südwesten von Honduras leben und eine enge spirituelle Beziehung zur Natur und Umwelt pflegen. Der grösste Teil dieses Volkes lebt von der Subsistenzwirtschaft auf dem Land, aber die grossen Wasservorkommen und reichen Bodenschätze auf ihrem Territorium lockten honduranische wie auch transnationale Investoren an. Berta machte sich besonders stark für das Recht auf Boden und natürliche Ressourcen der Lenca in der Region Rio Blanco, welche durch den Bau eines grossen Staudammes, der sogenannte Agua Zarca Damm im Fluss Gualcarque, bedroht waren. Ein Projekt, dass mit Geld aus europäischen Banken und Entwicklungsfonds mitfinanziert wird. Der Staat Honduras hat im Jahr 1995 die Konvention 169 der internationalen Arbeitsorganisation (ILO 169), welche den Schutz indigener Völker vorsieht, ratifiziert. In diesem Abkommen verpflichtet sich ein Staat, eine Konsultation der betroffenen indigenen Bevölkerung vorzunehmen bevor Projekte auf ihrem Siedlungsgebiet umgesetzt werden und deren Zustimmung einzuholen. Dies ist aber nicht geschehen, weshalb sich COPINH, allen voran Berta Cáceres, mit friedlichen Mitteln dem Bau des Dammes widersetzten und um internationale Unterstützung ersuchten. Aus diesem Grund wurden sie und ihre Mitstreiter vom Staat kriminalisiert und waren massiver Gewalt und Bedrohungen von Seiten des Militärs, der Polizei und privater Sicherheitskräfte ausgesetzt. Und Berta ist nicht das einzige Opfer, vor ihr wurden bereits einige weitere Anhänger von COPINH getötet.

Obwohl die genauen Umstände des Mordes noch nicht geklärt sind, wird davon ausgegangen, dass Berta Cáceres für ihr unermüdliches Engagement, wofür sie im letzten Jahr sogar mit einem internationalen Preis geehrt wurde (Goldman Environmental Prize), sterben musste. Der Staat Honduras hat in der Vergangenheit wiederholt gegen Menschenrechte verstossen, weshalb die Angehörigen von Berta und diverse nationale wie auch internationale Organisationen eine unabhängige internationale Untersuchung des Tathergangs fordern. Der Mord an Berta hat in der internationalen Menschenrechtsgemeinschaft zu tiefste Bestürztheit und Besorgnis hervorgerufen und eine Vielzahl von Protestaktionen ausgelöst. Zu hoffen bleibt, dass diese Gewalttat gründlich aufgearbeitet wird, die Verantwortlichen zur Rechenschaft gezogen werden und in Zukunft das Recht auf Leben und Unversehrtheit auch in Honduras besser geachtet wird.

 

COPINH_EU_Utopia

Berta Cáceres an einem Treffen mit Vertretern der EU, bei dem ich sie und weitere Mitglieder von COPINH für PROAH im Herbst 2014 begleitete.

Mich persönlich hat diese Nachricht schwer schockiert. Ich werde meine Begegnungen mit ihr und allem voran ihren leidenschaftlichen Idealismus niemals vergessen. Nicht zu vergessen ist auch, dass Berta nicht nur Aktivistin war, sondern auch Tochter, Schwester und Mutter von vier Kindern, welche mit einer Vielzahl von Freunden und Anhängern, um sie trauern.

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Le Guatemala entre troubles politiques et campagne électorale

L’ambiance est tendue depuis quelques semaines au Guatemala. Le 16 avril, la Commission Internationale contre l’Impunité au Guatemala (CICIG) a publié un rapport impliquant plusieurs officiels de l’Etat dans une structure de crime organisé au sein même du gouvernement, qui serait contrôlé par les offices douaniers. Il a été révélé que le secrétaire privé de la vice-présidente, aujourd’hui en fuite, n’est autre que le chef de ce réseau criminel. En outre, certains indices démontreraient que la vice-présidente et le président lui-même connaissaient l’existence de ce réseau et pourraient en être complices d’une manière ou d’une autre.

L’annonce du scandale s’ajoutant à plusieurs cas antérieurs de corruption au sein du gouvernement, la population guatémaltèque est descendue dans la rue pour exprimer son mécontentement dans plusieurs parties du pays. Le 25 avril, plus de 30’000 personnes se sont réunies devant le Palais National en plein centre de la capitale pour demander le départ du président Otto Pérez Molina et de la vice-présidente Roxana Baldetti. Le samedi suivant, l’opération s’est répétée. Finalement, le 8 mai, Roxana Baldetti a abdiqué et a annoncé son retrait du gouvernement, qui a été approuvé. Les gens des communautés perçoivent ce retrait comme une victoire du peuple uni, capable d’obtenir des résultats grâce à la pression sociale qu’il exerce. Il est également intéressant de noter que le CACIF, le secteur économique le plus puissant, a lui aussi exigé le départ de Roxana Baldetti, rompant son alliance avec le gouvernement.

Au haut niveau de corruption s’ajoute la violence extrême, constituant tous deux d’importants obstacles dans la lutte contre l’impunité. De nombreux défenseurs des droits de l’Homme et journalistes sont quotidiennement menacés, voire arrêtés. Cette année, 11 militants ont déjà été assassinés, contre sept pour la totalité de l’année 2014. Dans la région de Huehuetenango, cinq leaders communautaires ont été emprisonnés depuis le mois de mars. Une radio communautaire a été fermée. C’est un méchant coup qui est ainsi porté à la liberté d’expression.

En Ixil, la police et l’armée ont procédé à plusieurs expulsions d’opposants aux centrales hydroélectriques. Ceux-ci exprimaient leur mécontentement quant au non respect de certains accords par l’entreprise en barricadant la route. Quatre personnes ont alors été capturées et un enfant a été gravement blessé par une bombe lacrymogène.

Ironie : La marche du 10 mai dans la région ixil pour la commémoration du deuxième anniversaire de la condamnation de Ríos Montt passe sous les guirlandes du Partido Patriota, parti politique de l’actuel Président.

Ironie : La marche du 10 mai dans la région ixil pour la commémoration du deuxième anniversaire de la condamnation de Ríos Montt passe sous les guirlandes du Partido Patriota, parti politique de l’actuel Président.

La lutte contre l’impunité reste un des combats les plus importants pour les communautés. Le 10 mai, nombreux sont ceux qui ont célébré le deuxième anniversaire de la condamnation de José Efraín Ríos Montt à 80 ans de prison pour génocide et crime contre l’Humanité. Même si le jugement a été annulé après coup, pour beaucoup, il reste toutefois valide. Dans ce contexte, le procès en appel d’Erwin Sperisen qui vient de se terminer à Genève a été accueilli avec enthousiasme au Guatemala. En effet, la confirmation par la justice suisse de la peine à perpétuité qui frappe Erwin Sperisen est considéré comme une preuve que justice peut être rendue. Même si au Guatemala, on en est encore loin…

Dans les communautés faisant partie des régions accompagnées par ACOGUATE, les gens expriment leurs peurs et leurs doutes face à cette période électorale qui débute. Lors des campagnes antérieures, une augmentation de la violence avait été observée, de même que des tentatives de manipulation, diverses tensions et divisions au sein des communautés. Ces dernières espèrent enfin avoir un gouvernement capable de les représenter, tout en sachant que cela semble plutôt utopiste. Ce qui est sûr, c’est qu’Otto Pérez Molina n’a jamais été le bienvenu et que ce n’est pas maintenant que ça va changer. Les élections sont prévues pour septembre. Les partis politiques, tels que le Partido Patriota (parti d’Otto Pérez Molina) ou encore le LIDER (parti populiste soupçonné de liens directs avec les narcotrafiquants) commencent à arriver jusque dans les communautés, offrant aux habitants tel ou tel matériau, tentant de les acheter. Comment ces derniers vont-ils s’organiser pour répondre à cette pression politique et pour être le plus unis possible ?

La situation générale est donc préoccupante et plus qu’incertaine. Ces démonstrations de ras-le-bol, de rejet à l’encontre du gouvernement en place sont d’une importance capitale dans la campagne électorale qui a débuté le 4 mai. ACOGUATE continuera d’observer la situation dans les communautés au cours des prochains mois.

Magali Grossenbacher, Guatemala, 12.5.2015

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Die Schönheit Honduras

Kolumne Zürichsee Zeitung, April 2015

In den bisherigen Kolumnen habe ich vorwiegend von Missständen und Problemen berichtet. Abschliessen möchte ich aber mit einem Beitrag über die Schönheiten von Honduras.

Die Landschaft war geprägt von Leben und Vielfalt. Verschiedene Grünpflanzen, Blumen, Bäume gestalteten Ebenen oder hügelige Gebiete und schafften ein einzigartiges Ambiente. Dank des Klimas kann eine grosse Vielzahl an Früchten, Gemüsen und Ackerkulturen beinahe über das ganze Jahr angebaut werden. Es war grossartig frische Produkte zu geniessen, welche an der Mutterpflanze ausreifen konnten und deshalb sehr intensive Geschmacksnoten aufwiesen.

Ich konnte einige Identifikationsfiguren der nationalen Menschenrechtsbewegung kennenlernen. Dies waren sehr unterschiedliche Persönlichkeiten mit der Gemeinsamkeit, bis zum letzten Tag für die Rechte ihrer Familien und Mitbürger weiterzukämpfen. Deshalb wurden bisher viele von ihnen mit diversen Mitteln eingeschüchtert, bedroht oder mussten sogar sterben. Neben den Anführern engagierte sich jeweils noch eine Menge weiterer Menschen in diesen Organisationen. Die daraus entstandene Solidarität in und zwischen diesen Gruppen war sehr beeindruckend.

Die verbreiteten skeptischen, traurigen Gesichtszüge täuschten oftmals über die Freundlichkeit der Honduraner hinweg. Viele Menschen leben in tiefster Armut und einigen wird zusätzlich ihr Frieden und Recht auf Unversehrtheit genommen. Die Anerkennung und Grosszügigkeit der benachteiligten Menschen, welchen ich begegnet bin und wir begleitet haben, war sehr berührend. Mit uns ihre wenigen Nahrungsmittel zu teilen, war neben ihren lieben Worten und einem herzlichen Lächeln meist die einzige Möglichkeit ihre Dankbarkeit auszudrücken.

Alles in allem war es eine sehr bereichernde Zeit, wofür ich äusserst dankbar bin. Die tägliche Erkenntnis, dass vieles was für uns selbstverständlich ist, für unzählige Menschen als Traum erscheint, hat mich durch diese fünf Monate begleitet und wird mir hoffentlich in Zukunft weiterhin bewusst bleiben.

Meeresufer in Puerto Grande im Golfo de Fonseca nach Sonnenuntergang

Meeresufer in Puerto Grande im Golfo de Fonseca nach Sonnenuntergang

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Aktivisten gegen Wasserkraftprojekte in Guatemala verhaftet

Indigene Gemeinden im Widerstand gegen Wasserkraftwerke des spanischen Konzerns Hidro Santa Cruz werden zunehmend kriminalisiert
Von Barbara Klitzke Rozas, amerika21.de

Plakat zur Kampagne für die Freilassung der inhaftierten Aktivisten

Guatemala-Stadt. Erneut sind zwei Aktivisten der Widerstandsbewegung gegen Wasserkraftwerke verhaftet worden. Am vergangenen Dienstag wurden Rigoberto Juárez Mateo und Domingo Baltazar, Vertreter der Plurinationalen Regierung der Maya-Indigenen des Nordens Huehuetenangos, im Zentrum von Guatemala-Stadt verhaftet.

Nachdem sie bei der Staatsanwaltschaft in der Hauptstadt Anzeigen wegen Verfolgung der indigenen Repräsentanten der 16 Gemeinden im Bezirk Santa Eulalia und der Angriffe auf Korrespondenten des Kommunalradios Snuq‘ Jolom Konob‘ erstattet hatten, wurden sie auf offener Straße von einer Polizeipatrouille festgenommen. Ihnen wurde bei der Verhaftung trotz Verlangen keine richterliche Verfügung vorgelegt.

Im Norden Huehuetenangos eskalieren die Auseinandersetzungen um drei Wasserkraftprojekte in Santa Cruz Barillas, Santa Eulalia und San Mateo Ixtatán. Bereits vor einem Monat wurden drei Anführer des friedlichen Widerstands gegen die Projekte des spanischen Unternehmens Hidro Santa Cruz verhaftet und warten seitdem auf eine erste Anhörung. Adalberto Villatoro Hernández, Francisco Juan Pedro und Arturo Pablo Juan sind seit dem 26. Februar 2015 in Haft. Sie werden der Entführung, Nötigung und Anstiftung zur Unruhe beschuldigt. Sie wurden am 3. März in ein Gefängnis in die Hauptstadt verlegt.

Die „Allianz für das Leben“, ein Zusammenschluss indigener Organisationen, forderte am Montag bei einer Pressekonferenz vom Obersten Gericht, dass die drei Gefangenen sofort einem Richter vorgeführt werden. Die Organisation prangerte darüber hinaus die Repression und Kriminalisierung durch den guatemaltekischen Staat und das Wasserkraftunternehmen an. Die Verhafteten seien unschuldig und angesehene Gemeindemitglieder, sie müssten sofort freigelassen werden. Der Menschenrechtsombudsmann und Menschenrechtsorganisationen müssten den Fall untersuchen und begleiten. Weiter fordert die Allianz eine sofortige Intervention des Sonderberichterstatters der UNO für Indigene Völker.

Die Anschuldigungen gehen auf einen Vorfall im April 2013 zurück. Damals hatte die Bevölkerung bei Widerstandsaktionen gegen das Wasserkraftwerk elf Mitarbeitern von Hidro Santa Cruz den Zugang zu dessen Installationen verwehrt. Das Unternehmen zeigte daraufhin vier Männer an, unter ihnen die nun Verhafteten. Im Januar 2014 wurden sie schon einmal festgenommen und wegen fehlender Beweise vorläufig freigelassen.

Seit Beginn der Arbeiten des Wasserkraftunternehmens im Jahr 2008 befinden sich die vorab nicht informierten und konsultieren indigenen Gemeinden im Widerstand gegen das Projekt. Seit 2009 kommt es immer wieder zu Konfrontationen zwischen dem Unternehmen, dessen Sicherheitspersonal und der lokalen Bevölkerung. Dies führt zu einer ständig angespannten Situation, Dutzenden von Haftbefehlen und wiederholten Verhaftungen. 2012 wurde ein Gemeindemitglied vom Sicherheitspersonal erschossen und zwei weitere Personen schwer verletzt. Die beiden Sicherheitskräfte wurden von der Mordanklage freigesprochen und lediglich wegen schwerer Körperverletzung zu fünf Jahren Gefängnis auf Bewährung verurteilt.

Indes forderte die Vereinigung zum Schutz von Menschenrechtsverteidigern, Udefegua, in ihrer Stellungnahme zu den jüngsten Verhaftungen von der Regierung, die Kriminalisierung einzustellen und die Eskalation der sozialen Konflikte zu stoppen.

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Ein weiteres Opfer des Systems

Kolumne Zürichsee Zeitung, März 2015

Im Gefängnis von Ceiba besuchten wir Jose Isabel “Chabelo” Morales Lopez, der seit 5 Jahren unschuldig eingesperrt ist. Sein Dorf wurde wiederholt von privaten Sicherheitskräften eines Grossgrundbesitzers heimgesucht, um die Einwohner einzuschüchtern und zu vertreiben. Bei einer dieser Konfrontationen kamen 12 Menschen ums Leben. Obwohl abgesehen von Falschaussagen keine Beweise gegen ihn existieren, wurde Chabelo als Haupttäter zu 17 Jahren Haft verurteilt. Er ist ein Opfer der vorherrschenden Korruption und der Kriminalisierung von Menschen, die sich gegen die Obrigkeit auflehnen. An ihm wurde ein Exempel statuiert mit der Absicht weitere Rebellion zu verhindern.

Die Gefängnismauern in Ceiba

Die Strafvollzugsanstalt in Ceiba

Er lebte mit seiner Familie im Valle de Aguán, eine der fruchtbarsten Regionen des Landes, welche einst die Heimat von vielen Bauernfamilien war. Sie stellten auf traditionelle, naturnahe Weise landwirtschaftliche Produkte her und trugen einen wichtigen Beitrag zur Ernährung der Bevölkerung bei. Obwohl sie seit Generationen dort lebten, wurde ihre Heimat vom Staat an Grossinvestoren verkauft. Seitdem sie mit teils gewalttätigen Mitteln vertrieben wurden (seit dem Jahr 2008 starben 125 Personen in diesem Konflikt), wird auf diesem Boden Palmöl in Monokultur produziert.

Immerhin wird Chabelo von den Wärtern gut behandelt und geniesst viele Freiheiten. Er hat regelmässig Besuch und heute Freunde in der ganzen Welt. Obwohl er die Hoffnung auf ein Leben mit seiner Familie in Freiheit noch nicht aufgegeben hat, hat er sich mit seiner Situation abgefunden. Sein Glauben an Gott gibt ihm halt und lässt ihn auf die positiven Dinge fokussieren, was ihm eine einzigartige Ausstrahlung beschert.

Viele Kleinbauern verteilt im ganzen Land kämpfen für das Recht auf ein Stück Land um Nahrung zu erzeugen und Einkommen zu generieren. Dank dem “Fall Chabelo“ erhielten ihre existentiellen Probleme und Bedrohungen internationale Aufmerksamkeit. Er ist nicht nur ein Opfer sondern quasi auch ein Botschafter, was er als seine Berufung auffasst.

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Eine tragische Geschichte vom Krieg auf den Strassen von Honduras

Es war an einem Abend Ende May 2012, als sich der 15 jährige Ebed Jassiel Yánez Cáceres dafür entschied sich aus dem Elternhaus zu schleichen, um seine Freundin zu treffen. Ohne Erlaubnis des Vaters entwendete er dessen Motorrad und machte sich auf den Weg durch das finstere Tegucigalpa. Es war Liebe, die ihn zu dieser Aktion verleitete, welche ein tragisches Ende nahm. Nachdem er am Ziel ankam, wartete er vergeblich auf seine Liebste, die es nicht schaffte sich unbemerkt nach draussen zu begeben. Daraufhin machte sich der Junge wieder auf den Heimweg und passierte einen mobilen Militärkontrollposten ohne anzuhalten.

Im Jahre 2011 entschied der damalige Präsident Porfirio Lobo aufgrund der grossen Unsicherheit, verschiedensten Gefahren und vielen Gewaltaktionen im ganzen Land das Militär zur Unterstützung der Polizei auf die Strasse zu schicken. Es war ihr Auftrag für Recht und Ordnung zu sorgen. Die Regierung beorderte Menschen, welche eine auf Kriegssituationen ausgerichtete Ausbildung absolvierten, mit Polizeiaufgaben. Das Militär ist heute noch omnipräsent in den Strassen von Honduras, die Gewalt hat deswegen aber nicht abgenommen. Es gibt verschiedenste Stimmen, welche sogar das Gegenteil behaupten.

Die Eltern Yánez Cáseres mit Bild ihres getöteten Sohnes

Die Eltern Yánez Cáseres mit Bild ihres getöteten Sohnes

Als Ebed Jassiel Yánez Cáceres den Militärkontrollposten ohne anzuhalten passierte, entschied der Befehls habende Oberleutnant José Antonio Sierra mit seiner Truppe die Verfolgung aufzunehmen. Die Stimmung am Posten war angespannt, hatte am gleichen Abend wenige Stunden vorher ebenfalls ein rotes Motorrad einen in der Nähe liegenden Kontrollposten ohne anzuhalten passiert und der Fahrer auf die anwesenden Soldaten geschossen. Sie machten sich mit ihrem Ford Pickup, der wie ihre Ausbildung mit Geldern vom US Amerikanischen Staat finanziert wurde, auf den Weg. Ihr Ziel war es den Motorradfahrer zu stoppen. Bereits nach wenigen Metern eröffneten sie das Feuer in Richtung des Verfolgten. Nachdem der Junge von einer Kugel getroffen wurde, welche via Hals in den Kopf eintrat, stürzte er mit dem Motorrad zu Boden und verstarb wenige Augenblicke danach. Die Soldaten hielten an und Oberleutnant José Antonio Sierra wurde von einem Zeugen gesehen, wie er vom Auto stieg und mit seinem Gewehrlauf das Opfer anstiess. Anstatt Hilfe zu holen, auch wenn es wahrscheinlich schon zu spät war, oder die Spurensicherung zu informieren verliessen sie den Tatort augenblicklich und kehrten zum Kontrollposten zurück. Ungefähr zwei Stunden später wurden die selben Soldaten ein weiteres Mal am Tatort gesehen und beim Einsammeln der herumliegenden Patronenhülsen beobachtet.

Einer der beteiligten Soldaten, welcher in der Gerichtsverhandlung als Zeuge auftrat, berichtete, dass die eingesammelten Hülsen anschliessend unterwegs zur Entsorgung vom Auto geworfen wurden. Glücklicherweise konnte aber ein weiterer Zeuge zwei dieser Hülsen auffinden. Die ballistische Untersuchung ergab anschliessend, dass eine dieser Hülsen zum tödlichen Projektil gehörten, welches mit der Waffe des Korporals Elezear Abimael Rodríguez abgefeuert wurde. Er wurde deswegen anschliessend von der Staatsanwaltschaft wegen Tötung (homicidio) und Missbrauch der Amtsgewalt (abuso de autoridad) angeklagt und in Präventivhaft verwahrt. Oberleutnant José Antonio Sierra und Gefreiter Felipe de Jesús Rodríguez mussten sich für die Delikte Missbrauch der Amtsgewalt (abuso de autoridad), Vertuschung bzw. Vernichtung von Beweismitteln (encubrimiento) und Verletzung gegen die Aufgaben von Beamten (Violación a los Deberes de los Funcionarios) vor Gericht verantworten.

Streng bewachter Eingang der La Corte Suprema de Justicia in Tegucigalpa

Streng bewachter Eingang der La Corte Suprema de Justicia in Tegucigalpa

Die Familie Yánez Cáceres wurde vor Gericht neben der Staatsanwaltschaft auch von der Anwältin Karol Cárdenas der Menschenrechtsorganisation COFADEH (Comite de Familiares de Detenidos-Desaparecidos en Honduras) vertreten und seit der ersten Anhörung im Juni 2012 von Volontären von PWS/PROAH begleitet.

COFADEH kämpft bereits seit 32 Jahren für die Durchsetzung der Menschenrechte in Honduras und unterstützt Opfer von Verletzungen von Menschenrechten vor Gericht. Die Mitarbeiter von COFADEH wurden deshalb in der Vergangenheit auf verschiedenste Art und Weise bedroht und belästigt. Aus diesen Gründen begleiten wir sie oftmals bei ihren vielfältigen Tätigkeiten im ganzen Land. Neben juristischem Beistand führen sie zum Beispiel Schulungen von Menschenrechtsgruppierungen durch, klären die Bürger über ihre Rechte auf und informieren nationale wie internationale Netzwerke via mediale Kommunikation oder Foren über die Geschehnisse in Honduras.

Neben dem Schutz für Karol Cárdenas können wir durch unsere Präsenz in den Gerichtfällen das Vorgehen der Beteiligten beobachten und dokumentieren. Internationale Präsenz kann eine Wirkung erzielen, deren Nachweis jedoch recht schwer ist. Die Begleitung von Karol Cárdenas, welche momentan leider als einzige Mitarbeiterin von COFADEH über das Anwaltspatent verfügt, ist eine von verschiedenen Aufgaben, welche wir während unserem Engagement bei PWS/PROAH ausführen.

Der Vater des Opfers Don Wilfredo Yánez war an jeder Verhandlung dabei und bedankte sich immer wieder sehr herzlich für unsere Präsenz. Das Schicksal seines Sohnes, seiner Familie veränderte sein Dasein. Dieser Prozess wurde ein wichtiger Teil seines Lebensinhaltes. Er ist eine beeindruckende Persönlichkeit und erwähnte wiederholt, dass er keine Vergeltung möchte, sondern einzig und alleine Gerechtigkeit. Er hat den Angeklagten ihre Tat vergeben, sieht sie als Opfer des Systems und sein Vertrauen in Gott gibt ihm die Hoffnung, dass es in diesem Fall zu einem gerechten Urteil kommen wird.

Es ist ein sinnbildlicher Fall und man hofft, dass neben dem ausführenden Täter auch weitere Verantwortliche zur Rechenschafft gezogen werden und nicht wie so oft unbestraft davonkommen. Wie in vielen anderen Gerichtsverfahren wurden immer wieder Verhandlungen verschoben und der ganze Prozess verlangsamt, was eine Strategie der Anwälte der staatlichen Streitkräfte zu sein scheint. Das Honduranische Justizsystem ist sehr komplex, völlig überlastet und es herrscht eine Straffreiheit in einem unglaublich hohen Ausmass. Bis es zu einem endgültigen Richterspruch kommt vergehen meistens Jahre, weshalb sage und schreibe 50 % aller Gefängnisinsassen noch immer auf ihr endgültiges Urteil warten. Bis am 20. Januar 2015 war Korporal Elezear Abimael Rodríguez, welcher für die Tötung an Ebed Jassiel Yánez Cáceres angeklagt wurde, ebenfalls einer von ihnen.

Nach einer drei Tage dauernden, öffentlichen Gerichtsverhandlung Mitte Januar im Tribunal de la Sentencia vom La Corte Suprema de Justicia in Tegucigalpa, worin sämtliche Beweise vorgelegt und Zeugenaussagen aufgenommen wurden, verkündeten die Richterinnen ihr Urteil. Die Staatsanwaltschaft präsentierte eine Vielzahl von verschiedensten Beweisen und Zeugenaussagen, welche die Schuld der Angeklagten erhärteten. Deshalb war man nach diesen drei Tagen guten Mutes, dass ein Schuldspruch der Richterinnen folgen wird. Die Anwälte der Angeklagten präsentierten kaum Beweise oder Zeugen, diskreditierten dafür alles, was die Anklageseite vortrug und versuchten für Verwirrung zu sorgen.

Nichts desto trotz wurden abgesehen von der Tötung des Jungens sämtliche Anschuldigungen von den Richterrinnen fallen gelassen. Hinzu kam, dass die Richterinnen dank den vorgetragenen Zeugenaussagen überzeugt waren, dass alle drei Angeklagten in vollem Bewusstsein, in die Richtung von Ebed Jassiel Yánez Cáceres geschossen haben. Weil aber Oberleutnant José Antonio Sierra und Gefreiter Felipe de Jesús Rodríguez nicht für die Tötung angeklagt wurden, können sie dafür nicht belangt werden. Sie bleiben auf freiem Fuss und können ihren Dienst wieder aufnehmen.

Sichtbar aufgebrachte Eltern Yánez Cáceres im Gespräch mit der Anwältin Karol Cárdenas nach der Urteilsverkündung

Sichtbar aufgebrachte Eltern Yánez Cáceres im Gespräch mit der Anwältin Karol Cárdenas nach der Urteilsverkündung

Don Wilfredo Yánez war nach diesen für ihn emotionalen Tagen aufgewühlt und wütend, hatte er doch in der Vergangenheit wiederholt bei der Staatsanwaltschaft insistiert, dass auch die zwei anderen Angeklagten für die Tötung angeklagt werden sollen. In den darauffolgenden Interviews mit verschiedenen Journalisten machte er unverblümt seinem Ärger über die Staatsanwaltschaft und das Justizsystem des Landes Luft. Er sagte, dass er die Hoffnung hatte, dass sein Sohn nicht nur eine weitere Nummer in der Statistik bleiben wird, in einem Land in dem Straffreiheit herrscht. Er schloss mit den Worten, dass er den Glauben in den Menschen verloren habe und nur noch auf Gott vertraut. Aber er wird bestimmt nicht aufgeben und weiterkämpfen bis er alle bestehenden Möglichkeiten ausgeschöpft hat.

Es scheint, als ob die Verantwortlichen ein weiteres Mal davon kommen und ein einzelner Soldat den Kopf hinhalten muss. Die Tötung des Jungen konnte nicht verneint werden, weil es eine Leiche gab. Ist das nun als Niederlage zu bewerten? Immerhin wurde eine Person verurteilt, was in einem Land in dem gemäss Statistiken von verschiedenen Menschenrechtsorganisationen von 100 Tötungsfällen gerade einmal 4 vollständig aufgeklärt werden, schon als Erfolg betrachtet werden kann. Aber wenn diejenigen, welche die Befehle geben, ständig auf freiem Fuss und an der Macht bleiben, wird sich wahrscheinlich an der Gesamtsituation nicht so schnell etwas ändern.

Was konnten wir schlussendlich mit unserer Anwesenheit bewirken? Diese Frage zu beantworten ist sehr schwierig. Don Wilfredo Yánez war immer sehr dankbar für unsere Anwesenheit und war davon überzeugt, dass internationale Beobachtung und Präsenz einen Effekt hat. Aus diesem Grund fragte er nach den Verhandlungen jeweils, ob wir auch das nächste Mal wieder dabei sein könnten.

Ich habe in den vergangenen knapp fünf Monaten an fast jeder Anhörung in diesem Fall als Acompañante teilgenommen. Deshalb war für mich die Verabschiedung von Don Wilfredo Yánez ein spezieller Moment. Obwohl er nach dem bedauernswerten Urteil sehr aufgewühlt und verärgert war, bedankte und verabschiedete er sich sehr herzlich von mir.

 

Links für weiterführende Lektüre in spanischer Sprache zu der Organisation                                              COFADEH und dem Caso Yánez

http://www.cofadeh.hn

http://www.tercerpoder.hn/procesan-a-mas-militares-vinculados-en-asesinato-de-ebed-yanez/

http://www.tercerpoder.hn/juicio-contra-militares-implicados-en-la-muerte-de-ebed-yanez-sera-el-1-de-diciembre/

http://www.hondurastierralibre.com/2014/12/honduras-reclaman-por-retardo-de-la.html

http://www.defensoresenlinea.com/cms/index.php?option=com_content&view=article&id=3341:nuevamente-se-suspende-juicio-oral-y-publico-contra-militares-implicados-en-el-asesinato-del-nino-ebed-jassiel&catid=37:mem-y-imp&Itemid=150

http://www.defensoresenlinea.com/cms/index.php?option=com_content&view=article&id=3382:militares-implicados-en-muerte-de-menor-solo-debian-disparar-si-su-vida-corria-riesgo&catid=42:seg-y-jus&Itemid=159

http://www.defensoresenlinea.com/cms/index.php?option=com_content&view=article&id=3384:csj-absuelve-a-militares-coparticipes-del-homicidio-del-menor-ebed-jassiel&catid=37:mem-y-imp&Itemid=150

http://www.hondurastierralibre.com/2015/01/honduras-sargento-implicado-en.html

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Die Bedrohungen werden nicht nachlassen

                                                                                        Kolumne Zürichsee Zeitung, Februar 2015

Die Region Zacate Grande liegt im Golfo de Fonseca im Süden des Landes. Es herrscht tropisches Klima, die vorwiegend grüne Vegetation und Sandstrände sorgen für ein paradiesisches Ambiente. Genau diese Schönheit zieht jede Menge Investoren an. Das Gesetz schreibt vor, dass alle Strände öffentlich zugänglich sein müssen, bedauerlicherweise sind aber in Honduras vor dem Gesetze nicht alle gleich.

Wir besuchten Esperanza, die seit dem Verlust ihres Ehemannes alleine mit ihrer Tochter in Jacote lebt. Die Comunidad war früher am Strand angesiedelt und die Bewohner lebten primär von der Fischerei und Landwirtschaft. Heute ist alles anders. Der Strand ist zugebaut mit teuren Ferienresidenzen und der Hügel dahinter ist Eigentum von Miguel Facusse, einem der vermögendsten Bürger, der aufgrund seiner Landkäufe für die Bedrohung und Vertreibung unzähliger Familien verantwortlich ist. Die Comunidad befindet sich deshalb derzeit in einem Streifen dazwischen und der einzige Zugang zu einem kleinen freien Strandabschnitt ist ein sehr steiler, schmaler Pfad.

Der einzige Zugang zum Strand für die Bewohner der Comunidad...

Der einzige Zugang zum Strand für die Bewohner der Comunidad…

Zur Befestigung ihrer Behausung nahm Esperanza, die seit 15 Jahren dort lebt, für den Kauf von Backsteinen einen Kredit auf. Täglich beaufsichtigt sie eine der Villen für umgerechnet 100 CHF im Monat und ist glücklich eine Arbeit zu haben. Von diesem Einkommen muss sie alle Kosten decken und den Kredit abzahlen. Weil sie keine Eigentumstitel für das bewohnte Stück Erde besitzt, drohen ihr sowie zwei Nachbarsfamilien die Vertreibung. Auf diesem Landfleck ist der Bau eines weiteren Ferienhauses geplant.

Im Golfo de Fonseca soll die erste Ciudad Modelo entstehen. Diese Wirtschaftszonen sind vom Staat unabhängige Territorien mit autonomer Administration, d.h. sie verfügen über ein eigenes Justiz- und Steuersystem. Propagiert werden sie vom Präsidenten und seinen Verbündeten als Entwicklungsprojekte. Davon profitieren werden voraussichtlich nur wenige, vertrieben dafür umso mehr. Der Druck auf bedürftige Menschen wie Esperanza wird weiter zunehmen.

Reich und Arm leben Seite an Seite in Jocote... Wie lange wird es noch dauern bis auch die restlichen Bewohner der Comunidad weichen müssen...?

Reich und Arm leben Seite an Seite in Jocote… Wie lange wird es noch dauern bis auch die restlichen Bewohner der Comunidad weichen müssen…?

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